Mon premier Yom Hazikaron en Israël, un souvenir indélébile


Hier, mon programme Massa nous avait réservé, à mes camarades et moi une journée de préparation à Yom Hazikaron, le Jour du Souvenir pour les soldats tombés pour Israël et pour les victimes israéliennes du terrorisme. Une journée forte en émotion que je partage avec vous aujourd’hui jour de Yom Hazikaron.

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Du mémorial de Yad Vashem au cimetière militaire d’Har Hertzl

Nous sommes partis en début d’après-midi direction Yad Vashem. Devant nous s’étendait le Mémorial de la Shoah et un chemin à travers des arbres décorés du drapeau d’Israël. Ce contraste me saisira toujours. Comment en trois ans, il a été possible de passer de peuple opprimé dans les camps d’extermination à peuple libre sur sa terre ancestrale ?

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Nous sommes arrivés sur une place où figurait un mémorial en forme de maison avec une porte. Des noms y étaient inscrits. Des noms de rescapés de la Shoah, venu en bateau en Eretz Israel, avec ce qui leur restait de leur ancienne vie. Mais seuls. Sans plus aucune famille. Et ce fut à eux de reconstruire l’Etat d’Israël dans lequel nous vivons aujourd’hui. On les appelait les Ma’apilim, parce qu’ils venaient en Israël vivre leur rêve en dépit toutes les lois d’immigration. Les premiers sionistes.

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Puis le chemin nous emmena sur le mont Herzl, et son cimetière militaire. Nous avons visités tous ces jeunes tombés pour l’Etat d’Israël. Puis je me retrouvai devant l’emplacement de Hanna Senesh.

 

Hanna Senesh, héroïne de l’état d’Israël

Il y’a certains moments qui ne paraissent pas si importants, mais qui ont énormément de sens. Hannah Senesh est une héroïne de l’Etat d’Israël d’origine hongroise, née dans une famille juive assimilée. Elle fut l’une des 37 personnes vivant en Israël, à avoir suivi l’entraînement spécial britannique pour être parachutées ou infiltrées en Europe. Leur but ? Aider à sauver les Juifs et servir d’agents de liaison avec l’armée britannique.

Hannah-Senesh

Elle fut arrêtée à la frontière hongroise, emprisonnée et torturée, mais refusa de révéler les détails de sa mission et fut finalement jugée et fusillée. Elle avait 23 ans. Elle est également connue pour ses nombreux poèmes dont Halikha LeKesariya (« Une balade à Caesarea »), communément appelé Eli, Eli (« Mon Dieu, Mon Dieu »).

Nous nous sommes vus chanter ce poème devant sa tombe et je me suis dit qu’elle et moi avions le même rêve: être juif en Israël. Et qu’aujourd’hui, je suis en train de réaliser mon rêve, parce qu’elle, jeune européenne comme moi, avait donné de sa vie pour cela. Je n’oublierai jamais ce moment.

Yoni-Nethanyaou

En avançant je suis allé voir Yonathan Nethanyaou, Michael Levin, Eliraz Peretz, Royi Klein d’autres tombés pour l’Etat d’Israël. Que leur mémoire soit bénie. Le mont Herzl est un endroit où les héros se reposent.

6000 participants Massa réunis pour Yom Hazikaron 2017 !

Fin de d’après-midi, direction Ra’anana, pour le Tekess (la cérémonie) officiel de Massa en souvenir des soldats tués dans les guerres d’Israël, et des victimes du terrorisme.

Inutile de préciser l’émotion que l’on a à voir 6000 personnes se réunir pour cette minute de silence, et voir le drapeau d’Israël se mettre en berne. Une autre image que je n’oublierai jamais.

Raanana

Vinrent les moment habituels mais pas moins émouvants, comme la récitation de El Malé Rah’amim (Dieu empli de miséricorde) et de Yzkor.

Puis nous avons racontés des histoires. Celles de soldats, garçons et filles, partis en protégeant ce que nous avons de plus cher, notre pays, et notre volonté d’y vivre. Je pense notamment à la jeune Hadar Cohen, policière depuis seulement deux mois, tuée à 19 ans lors d’un attentat à Jérusalem. Et à Jordan Bensemhoun, jeune Lyonnais, tué le premier jour de l’Opération Tzouk Eitan à 22 ans. Jordan venait du même pays que moi et avait reçu la même éducation que moi. Rien ne nous différenciait.

La cérémonie et la journée fut conclue par la Hatikva. Parce que, le peuple  juif ne vit que grâce à cela, l’Espoir. Cela fait 3000 ans qu’il vit dans l’espoir d’une paix complète et d’un avenir radieux.

Que nous n’ayons plus à pleurer de nouveaux enfants. Béézrat Hachem.

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