Pourquoi aime-t-on autant se mettre le feu à Lag Baomer ?


 

Hier à Jérusalem c’était Lag Baomèr, la Hiloula de Rabbi Chimon Bar Yohai. Alors oui, on sait, en fait c’était samedi soir et dimanche en journée. Mais notre chère police Israélienne avait décidé que la perspective d’allumer des feux samedi soir pourrait entrainer une transgression du chabat… Du coup, elle a décalé Lag Baomer d’une journée. C’est beau un pays juif, non ?  Du coup, nous avons eu un dimanche soir exceptionnel !

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La nuit commençait à tomber gentiment. Le bus m’avait déposé devant la Tayélet (promenade) de Armon Hanatziv, une des plus belles vues de Jérusalem. Je suis passé du glacial « mazgan » (Clim) by Egged, à la chaleur de ce début d’été en Israël. Au loin je voyais de nombreux feux qui commençaient à prendre forme. Je n’aurai jamais assez de mots pour exprimer la joie que j’ai à vivre dans un pays ou chaque fête juive est une fête nationale ! Les enfants s’affairaient à faire feu de tout bois tandis que certaines mamans remplissaient leur coffre de voiture de bois pour les aider ou de bonnes choses à manger. Parce que oui en Israël, tout est prétexte pour faire un barbecue !

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Je suis arrivé au feu organisé par le CNEF (Centre National des Etudiants Francophones en Israël). Comme pour Yom Ha’atsmaout, j’allais me trouver dans un barbecue organisé par des gens que je ne connaissais pas pour la plupart. Enfin si, je devais y retrouver une amie fraichement rencontrée eu Israël et un autre amie de la ville ou j’ai grandi en France. Sur soixante personnes attendues ça paraissait peu, mais en Israël, on est une grande famille et on se connait tous de quelque part ! Et j’étais convaincu que j’allais passer ma fin de soirée à rajouter des gens sur Facebook !

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Les gens (beaucoup de jeunes filles dis donc !) commençaient à affluer, et le feu commençait à chauffer joyeusement tandis qu’un des gars tentait d’allumer le barbecue.

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Il n’a pas fallu une heure pour que l’ambiance « saucisses / feu de joie / musique à fond / étoiles dans le ciel » débute vraiment ! Et quelle ambiance !

Je trouve ça tellement beau de voir toute cette jeunesse juive francophone, dont je fais partie, danser, manger et rire autour d’un feu de camp jusqu’à tard dans la nuit sans qu’il n’y ait besoin d’aucune protection et d’aucune pensée anxiogène quant à notre sécurité. Nous étions soixante jeunes, tous de moins de 30 ans, sur un terrain vague et simplement contents d’être là.

Le feu de Lag Baomèr a plusieurs significations.  Le Talmud raconte que, dans les semaines entre Pessa’h et Chavouot, une épidémie frappa les élèves de Rabbi Akiva « parce qu’ils ne se comportaient pas avec respect les uns envers les autres » ; ces semaines sont donc considérées comme une période de deuil, ce qui implique que certaines formes de réjouissances y sont interdites par la loi et la tradition. Le jour de Lag Baomèr, l’épidémie cessa. Ce feu est en premier lieu, un feu de joie.

Une autre explication, dis que le feu symbolise la lumière. Celle que la compréhension de la Torah que Rabbi Chimon Bar Yohai a révélée. Il était arrivé à un tel niveau de spiritualité qu’il brillait par sa Torah.

Aujourd’hui, ce feu à une troisième explication plus personnelle. Ce feu a réchauffé nos cœurs et nos âmes. Nous sommes passés de jeunes juifs en France à jeunes juifs épanouis en Israël. Et je me sentais pleinement chez moi.

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